Environnement

Projet de Système d’alerte précoce pour l’Afrique (NEWS) : Pour le renforcement des capacités nationales et régionales en matière de prévision

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L’Administration nationale des océans et de l’atmosphère (NOAA) aux Etats Unis à travers son service météorologique national en collaboration avec l’ANACIM a organisé ce mardi 20 janvier 2026 la cérémonie de lancement d’un Projet de Système d’alerte précoce pour l’Afrique. Ledit projet vise à renforcer les capacités nationales et régionales en matière de prévision.

 

Dr. Diaga Basse, directeur général de l’ANACIM, a souligné : « C’est pour moi un honneur et un réel plaisir de prendre la parole à l’occasion de cette cérémonie de lancement du projet de Système d’Alerte Précoce de l’Administration Nationale des Océans et de l’Atmosphère des États-Unis (NOAA – NEWS), une initiative majeure au service de la sécurité humaine, du développement durable et de la résilience climatique de nos pays africains. Les effets du changement climatique se manifestent avec une intensité et une fréquence croissante : pluies extrêmes, inondations, vagues de chaleur, sécheresses prolongées, tempêtes et phénomènes côtiers dangereux. L’Afrique, bien que contribuant faiblement aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, demeure l’un des continents les plus vulnérables à ces aléas ».

Il poursuit : « Dans ce contexte, l’alerte précoce n’est plus une option : elle est une nécessité vitale. Disposer d’informations météorologiques, hydrologiques et climatiques fiables, diffusées à temps et comprises par les décideurs comme par les communautés, permet de sauver des vies, de protéger les infrastructures, de préserver les moyens de subsistance et de soutenir une planification efficace ».

Le projet NEWS : une réponse concrète

« Le projet NOAA Early Warning Systems (NEWS) s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Il vise à renforcer les capacités nationales et régionales en matière de prévision, de surveillance et d’alerte, à travers : l’amélioration des systèmes d’observation et de prévision ; le transfert de technologies et de savoir-faire ; le renforcement des compétences humaines ; l’interopérabilité des plateformes d’information ; et l’optimisation des mécanismes de communication des alertes vers les autorités et les populations. Pour nos pays africains, ce projet représente une opportunité stratégique d’accélérer la modernisation de nos services météorologiques et hydrologiques, en cohérence avec les cadres internationaux de réduction des risques de catastrophes », a précisé M. Basse.

Il estime qu’au Sénégal, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM) porte la responsabilité de fournir des services météorologiques et climatiques fiables, tant pour la sécurité aérienne que pour les secteurs sensibles tels que l’agriculture, l’eau, la santé, la pêche, l’énergie et la protection civile.

Il rajoute : « À ce titre, l’ANACIM s’engage pleinement dans la mise en œuvre de ce projet, en étroite collaboration avec : les ministères sectoriels concernés ; les services de protection civile et de gestion des catastrophes ; les collectivités territoriales ; les médias ; et les partenaires régionaux et internationaux. Notre ambition est claire : faire de l’alerte précoce un service public accessible, compréhensible et actionnable, au bénéfice de chaque citoyen ».

Un partenariat exemplaire

« Je tiens à saluer chaleureusement le Gouvernement des États-Unis d’Amérique, à travers la NOAA, pour cette initiative visionnaire et pour la confiance accordée aux institutions africaines. Ce partenariat illustre parfaitement la valeur de la coopération scientifique et technique au service de la résilience climatique. Je voudrais également remercier l’ensemble des partenaires impliqués – organisations internationales, centres régionaux, agences nationales – dont l’engagement est essentiel à la réussite de ce projet », a avancé M. Basse.

Perspectives et engagement

« Le lancement de ce projet n’est pas une fin en soi ; il marque le début d’un processus exigeant qui appelle :  une appropriation nationale forte ; une coordination interinstitutionnelle renforcée ; des investissements durables ; et une attention particulière portée à la sensibilisation des communautés. Ensemble, faisons en sorte que chaque alerte diffusée se traduise par une action préventive efficace, réduisant significativement les pertes humaines et économiques. Face aux défis climatiques, notre meilleure réponse reste l’anticipation, la science et la solidarité. Le projet NOAA-NEWS nous offre les outils et le cadre pour transformer l’information en décision, et la décision en protection. Au nom de l’ANACIM, je réaffirme notre entière disponibilité et notre engagement à œuvrer pour le succès de ce projet, au bénéfice du Sénégal et de l’ensemble des pays africains partenaires », poursuit M. Basse.

Quant à Dr. Wassila Mamadou Thiaw/ Directeur adjoint centre de prévision climatique à la NOAA, il avance : « NOAA, c’est le projet américain pour l’implémentation de l’alerte précoce dans les pays africains. Ceci est pour l’Afrique mais en fait déjà en 2024, nous avions lancé le projet News pour les îles caraïbes et au mois de juillet 2024, on avait lancé le projet News pour les îles Pacifiques. C’est une initiative du gouvernement américain pour aider certains pays en développement à implémenter des projets d’alerte précoce de façon efficiente. Beaucoup de pays africains ont un système d’alerte précoce. Nous, à la NOAA, nous travaillons depuis plusieurs décennies avec les services météorologiques pour renforcer leurs capacités en matière de surveillance du temps mais aussi des prévisions du temps à l’échelle journalière, à l’échelle sous-saisonnière, c’est-à-dire la semaine mais aussi à l’échelle mensuelle. C’est un projet sur trois ans avec possibilité de renouveler ».

D’après les termes de référence, des systèmes d’alerte précoce efficaces et durables sont indispensables pour planifier et réagir rapidement aux événements climatiques catastrophiques. Et l’Afrique est l’une des régions du monde les plus vulnérables aux phénomènes météorologiques extrêmes, tels que la sécheresse, les inondations et les vagues de chaleur, qui ont des conséquences néfastes sur les cultures, l’eau, la santé et la sécurité alimentaire.

« La NOAA, en partenariat avec le Département d’État américain, contribuera à la mise en place d’un système d’alerte précoce efficace et durable pour les pays africains vulnérables aux événements climatiques extrêmes. L’objectif de NEWS – Afrique est de perfectionner les systèmes d’alerte précoce basés sur la prévision des phénomènes météorologiques extrêmes et d’aider les pays à élaborer des plans d’action pour réduire les risques liés au climat », précise-t-on dans les TDR.

Par Massaër DIA.

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