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Mango mise sur le commerce en ligne pour conquérir l’Afrique

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Déjà en pointe sur le e-commerce, le groupe textile espagnol a annoncé déployer ses services de boutique en ligne dans dix-sept pays africains. Objectif : conquérir un marché de l’habillement continental en pleine croissance. 

Enseigne phare de l’habillement, la chaîne espagnole de prêt-à-porter Mango se lance à la conquête de l’Afrique. Dans un récent communiqué publié sur son site, la société catalane a annoncé l’extension de son activité de boutique en ligne à dix-sept pays africains que sont le Sénégal, le Ghana, le Cameroun, la République du Congo, le Kenya, le Bénin, l’Éthiopie, la Tanzanie, la Zambie, le Zimbabwe, le Mali, le Tchad, le Rwanda, l’Ouganda, le Mozambique, Madagascar et le Malawi. «L’ouverture de notre e-boutique dans plusieurs pays africains, en particulier ceux où nous ne sommes pas présents physiquement, nous permettra non seulement d’acquérir une connaissance du marché, mais aussi de renforcer notre capacité à répondre aux besoins de nos clients sur chaque territoire», s’est notamment félicitée Elena Carasso, la directrice des ventes en ligne et de la clientèle de la marque, citée dans la note précitée. 

Une présence au Kenya et au Cameroun

La marque, qui commercialise des collections pour hommes, femmes, adolescents et enfants, exploite déjà des boutiques physiques au Kenya et au Cameroun mais cherche désormais à accélérer ses ventes sur le continent, via le canal numérique. Et pour cause : avec un chiffre d’annuel de 31 milliards de dollars et en croissance constante, selon le spécialiste des études de marché Euromonitor International, le marché africain du textile-habillement devient de plus en plus attractif pour les grandes enseignes de la filière. Sur le segment du e-commerce, Mango part en tous les cas avec une expérience éprouvée : la boutique en ligne a représenté 36 % du chiffre d’affaires total du groupe en 2022, avec des ventes d’une valeur de 960 millions d’euros, précise la direction de l’entreprise.

Mango devra toutefois apprendre de ses erreurs passées. En mars 2013, la marque avait créé la polémique en lançant une gamme de bijoux inspirée des chaînes que portaient les esclaves. La réaction des réseaux sociaux ne s’était pas fait attendre et nombre de personnes avaient alors appelé au boycott de la marque. Sous le feu des critiques, le groupe espagnol avait présenté ses excuses, plaidant une «erreur de traduction»

Isak Andic, un propriétaire milliardaire 

Créée en 1984 à Barcelone par les frères Isak et Nahman Andic, et propriété à 100 % du premier — milliardaire en dollars (3 milliards de dollars) selon nos confrères de Forbes — Mango exploite aujourd’hui plus de 2 600 boutiques dans 115 pays à travers le monde. 

 

admin
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