Planète

L’été qui arrive inquiète déjà les météorologues : la carte de Copernicus vire au rouge foncé pour 90 % de la planète !

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Êtes-vous prêts à voir le monde « en rouge » ? Depuis une dizaine d’années, les prévisions saisonnières envisagent à chaque fois, de manière plus ou moins marquée, le même scénario pour l’été : un temps plus chaud que la moyenne. Mais la carte mondiale générée par Copernicus pour cet été 2026 va cette fois-ci beaucoup plus loin.

70 % de la surface de la Planète est dans le rouge foncé pour la période juin-juillet-août selon les prévisions saisonnières de Copernicu, l’organisme européen de surveillance du climat. Il s’agit du plus haut niveau de probabilité de chaleur anormale, avec un indice de confiance proche de 100 % de connaître un temps anormalement chaud. C’est notamment le cas pour la façade est de la France, le sud-est, le Massif central, la Bretagne, la Normandie et l’extrême nord. C’est aussi le cas pour la mer Méditerranée bordant les côtes françaises, de même que la côte Atlantique et les côtes de la Manche.

La carte de prévisions d’anomalies de températures pour cet été montre une couleur rouge foncée prédominante : elle signifie que la chaleur excessive est certaine à quasiment 100 % pour ces régions. © Copernicus

À l’échelle planétaire, quasiment aucune région n’apparaît dans les moyennes de saison, ou sous les moyennes de saison, pour cet été. C’est en réalité 90 % de la surface de la Planète qui devrait être confrontée à des températures excessives (de manière légère, modérée, ou forte) entre juin et août.

 

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Une combinaison de deux phénomènes à fort pouvoir réchauffant

Au vu de l’évolution actuelle du climat, ces prévisions n’ont en fait rien d’étonnant : les émissions de dioxyde de carbone (le CO2 est l’un des gaz à effet de serre responsable du réchauffement climatique) n’ont jamais été aussi élevées qu’en 2026.

La pollution au dioxyde de carbone a encore atteint un sommet en 2026. © Jaroslav Moravcik, Adobe Stock

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À cela s’ajoute le retour désormais quasi-certain de la phase climatique El Niño : dans son dernier bulletin, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) signale « un net changement dans le Pacifique équatorial ». « Les températures de surface augmentent rapidement, laissant présager un retour probable d’El Niño dès la période de mai à juillet 2026 ». El Niño est un phénomène naturel réchauffant, et celui prévu cet été s’annonce fort, voire exceptionnel. La combinaison de ces deux facteurs (le réchauffement lié aux activités humaines et El Niño) provoquera une surchauffe générale cet été, ainsi qu’au cours des mois suivants.

Par FUTURA

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