{"id":8252,"date":"2024-09-20T10:52:05","date_gmt":"2024-09-20T10:52:05","guid":{"rendered":"https:\/\/afrikmanagement.com\/?p=8252"},"modified":"2024-09-20T10:52:05","modified_gmt":"2024-09-20T10:52:05","slug":"exploitation-de-lor-a-kedougou-de-lespoir-des-populations-a-la-desillusion-acte-1","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/afrikmanagement.com\/index.php\/2024\/09\/20\/exploitation-de-lor-a-kedougou-de-lespoir-des-populations-a-la-desillusion-acte-1\/","title":{"rendered":"Exploitation de l\u2019or \u00e0 Kedougou : De l\u2019espoir des populations \u00e0 la d\u00e9sillusion (Acte 1)"},"content":{"rendered":"<p><strong><em>L\u2019espoir suscit\u00e9 par l\u2019exploitation de l\u2019or chez les populations de K\u00e9dougou vire \u00e0 la d\u00e9ception. En effet les populations locales commencent \u00e0 penser que le m\u00e9tal pr\u00e9cieux constitue une mal\u00e9diction. Les grandes quantit\u00e9s d\u2019or qui se trouvent dans les montagnes de K\u00e9dougou et qui sont exploit\u00e9es par les soci\u00e9t\u00e9s mini\u00e8res, ne profitent pas aux populations locales selon plusieurs habitants. Certes certaines populations estiment que les entreprises mini\u00e8res font quelques r\u00e9alisations qui sont en de\u00e7\u00e0 des esp\u00e9rances.<\/em><\/strong><\/p>\n<p><strong>Dossier r\u00e9alis\u00e9 par Massa\u00ebr DIA<\/strong><\/p>\n<p>Apr\u00e8s une nuit de pluie, K\u00e9dougou se r\u00e9veille avec un doux climat qui donne envie de mettre le nez dehors pour contempler la belle nature verdoyante. Avec des montagnes couvertes de verdures \u00e0 perte de vue, K\u00e9dougou \u00e9tale ses atouts touristiques. C\u2019est parti, pour une visite \u00e0 Khossonto dans les villages de Mama Khono, Bambrayading, Bambraya- Bah. Pour acc\u00e9der \u00e0 ces villages, il faut quitter la route goudronn\u00e9e pour affronter la piste de lat\u00e9rite rouge avec les diff\u00e9rents obstacles \u00e0 franchir. C\u2019est \u00e0 cause de la pluie qu\u2019il n\u2019y a pas eu de poussi\u00e8re. Tout le long de pistes, les habitants circulent en moto et en moto tricycle pour vaquer \u00e0 leurs occupations. Dans cette immense for\u00eat, le constat est l\u00e0, des habitations de fortune, des huttes, des petites cases, sont occup\u00e9es par diverses nationalit\u00e9s venues de la sous-r\u00e9gion \u00e0 la recherche de l\u2019or. Parmi eux, on peut citer les Burkinab\u00e9s, les maliens, les guin\u00e9ens, les Ghan\u00e9ens pour ne citer que ceux-l\u00e0. Dans cette for\u00eat \u00e0 perte de vue, ces gens vivent sans \u00e9lectricit\u00e9, ni eau potable, ni sanitaire, c\u2019est dans la nature qu\u2019ils font leurs besoins.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s des heures de route, on commence \u00e0 apercevoir les villages, avec les habitants qui vaquent \u00e0 leurs occupations.<\/p>\n<p>Dans cette for\u00eat immense constitu\u00e9e de montagnes verdoyantes \u00e0 perte de vue, on se croyait ailleurs, hors du S\u00e9n\u00e9gal. Ici la vie n\u2019est pas du tout repos, chaque jour, les habitants et les \u00e9trangers vivent parmi eux, sont sur le qui-vive, dans l\u2019espoir de trouver quelques p\u00e9pins d\u2019or. Parfois le visiteur peut se poser la question \u00e0 savoir comment ces montagnes contiennent beaucoup d\u2019or alors que les populations manquent beaucoup d\u2019infrastructures de base. Il n&rsquo;y a m\u00eame pas de route goudronn\u00e9e dans la for\u00eat, rien que des pistes lat\u00e9ritiques avec des difficult\u00e9s d\u2019acc\u00e8s dans certaines zones.<\/p>\n<p>Plus qu\u2019on avan\u00e7ait dans la for\u00eat, plus qu\u2019on rencontre des hommes et des femmes qui se d\u00e9pla\u00e7aient en moto pour soit aller aux champs ou aux lieux d\u2019exploitation de l\u2019or. Dans certains points d\u2019eau situant dans la for\u00eat, les femmes lavent leurs vaisselles et leurs habits. Toutes ces pratiques font le charme de cette localit\u00e9 qui offre tous les atouts touristiques.<\/p>\n<p><strong>La Fal\u00e9m\u00e9 menac\u00e9e avec l\u2019usage du cyanure<\/strong><\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, l\u2019eau de la Fal\u00e9m\u00e9 est menac\u00e9e de pollution avec l\u2019utilisation par les chinois et les orpailleurs du cyanure et du mercure pour laver l\u2019or.<\/p>\n<p>Dans la localit\u00e9 Kolia, plus pr\u00e9cis\u00e9ment \u00e0 Faranding les rebords du fleuve toujours exploit\u00e9s par ls chinois malgr\u00e9 le d\u00e9cret pr\u00e9sidentiel interdisant les activit\u00e9s de l\u2019exploitation de l\u2019or aux abords de la Fal\u00e9m\u00e9. En effet les orpailleurs traditionnels et les chinois continuent \u00e0 utiliser l\u2019eau de la Fal\u00e9m\u00e9 pour laver l\u2019or.<\/p>\n<ol>\n<li>Kama Dansokho, pr\u00e9sident des jeunes de Kolia, estime que l\u2019eau qu\u2019ils boivent, est contamin\u00e9e et la nappe est pollu\u00e9e par l\u2019eau de la Fal\u00e9m\u00e9.<\/li>\n<\/ol>\n<p>\u00ab\u00a0Nous buvons de l\u2019eau contamin\u00e9e et les enfants tombent malade. Parfois cette eau est l\u2019origine d\u2019avortement de beaucoup de femmes\u00a0\u00bb, dira un habitant de la localit\u00e9.<\/p>\n<ol>\n<li>Bamba Diango, pr\u00e9sident des jeunes de Dawourla, t\u00e9moigne\u00a0: \u00ab\u00a0Actuellement si vous voyez il n&rsquo;y a pas vaches. Les populations de Faranding ont des vaches mais ils \u00e9taient oblig\u00e9s de d\u00e9placer leurs troupeaux ailleurs, parce que l&rsquo;eau que vous voyez comme \u00e7a il y a du mercure et du cyanure. Si le b\u00e9tail voit \u00e7a, c&rsquo;est fini il va mourir. Encore pire, il y a des mamans qui vont dans le fleuve qui font la Vaisselle avec cette eau-l\u00e0, elles mettent le repas dans le m\u00eame bol et les gens mangent. Il y a du long de la Fal\u00e9m\u00e9 des maladies on ne sait m\u00eame pas d&rsquo;o\u00f9 elles viennent\u00a0\u00bb. Il poursuit que l&rsquo;eau est dangereuse dans les mesures o\u00f9 \u00e7a donne des maladies graves.<\/li>\n<\/ol>\n<p>L\u2019exploitation de l\u2019or le long de la Fal\u00e9m\u00e9, n\u2019est pas sans cons\u00e9quence, elle a provoqu\u00e9 une inondation dans le village situ\u00e9 aux abords du cour d\u2019eau mais aussi des d\u00e9sagr\u00e9ments aux populations. Aujourd\u2019hui les populations de la localit\u00e9 se tournent vers le Mali voisin pour se soigner par manque de case de sant\u00e9 fonctionnelle mais aussi pour s\u2019approvisionner en nourriture.<\/p>\n<p>Diatiba Cissokho, chef de village, affirme\u00a0: \u00ab\u00a0Avec l\u2019exposition des mines du c\u00f4t\u00e9 malien, cela provoque des fissures des murs de nos maisons. Ils ont arr\u00eat\u00e9 la construction de l\u2019h\u00f4pital. Nous nous ravitaillons au Mali pour pouvoir vivre.<\/p>\n<p>Quant \u00e0 M. Kama Dansokho, pr\u00e9sident des jeunes de Kolia de t\u00e9moigner\u00a0:\u00a0\u00ab La population dans le long de la Fal\u00e9m\u00e9 est en train de vivre un calvaire avec la situation semi-m\u00e9canique de l\u2019exploitation de l\u2019or. Avec la pluie, l\u2019eau du fleuve est remont\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;on cesse de le d\u00e9noncer mais jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent il n\u2019y a pas de r\u00e9action. Il y a l\u2019exploitation de l\u2019orpaillage traditionnel, le plus souvent \u00e7a se fait en brousse o\u00f9 on cherche du sable on l\u2019am\u00e8ne \u00e0 la maison et on le traite. Au-del\u00e0 du semi-m\u00e9canique, il y a le dragage qui est pratiqu\u00e9 par les Maliens\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Il estime qu\u2019en saison des pluies, ils sont d\u00e9tach\u00e9s des autres localit\u00e9s et ils vivent dans un enclavement total. Et avec la lat\u00e9rite, c\u2019est tr\u00e8s difficile d\u2019aller une localit\u00e9 \u00e0 une autre.<\/p>\n<p>Il poursuit\u00a0: \u00ab Les femmes le plus souvent se soignent au Mali, parce qu\u2019il n\u2019y a pas de case de sant\u00e9. La case de sant\u00e9 que les populations se sont mobilis\u00e9s pour construire n\u2019est pas toujours fonctionnelle. C\u2019est le m\u00eame probl\u00e8me le long de la Fal\u00e9m\u00e9. Toutes les populations se soignent au Mali. A Moussala il y a un poste de sant\u00e9 l\u00e0-bas. Mais parfois la demande est forte par rapport \u00e0 l\u2019offre. Donc les gens sont oblig\u00e9s de traverser le fleuve et aller se soigner au Mali surtout les femmes enceintes. A Dawourla ils ont fait une case de sant\u00e9. Plus de 11 millions de francs CFA, ont \u00e9t\u00e9 investis dans la construction de cette case par les populations. Mais jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent, la case n\u2019est pas \u00e9quip\u00e9e\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Dans cette localit\u00e9, les routes sont impraticables et pour aller d\u2019un village \u00e0 un autre, c\u2019est la croix et la banni\u00e8re. Il faut aussi noter que les populations ont du mal \u00e0 se connecter dans le r\u00e9seau Sonatel du S\u00e9n\u00e9gal, c\u2019est le r\u00e9seau malien qui domine dans cette localit\u00e9 de notre pays.<\/p>\n<p>\u00ab Quand j\u2019arrive chez moi, je suis oblig\u00e9 d\u2019enlev\u00e9 et mettre une puce Malienne pour me connecter. J\u2019ai d\u00e9cri\u00e9 \u00e7a ici. Je suis parti au niveau de la Sonatel \u00e0 la VDN Dakar. J\u2019ai rencontr\u00e9 le Directeur. Je lui ai expos\u00e9 le probl\u00e8me d\u2019antenne. Il m\u2019a promis et m\u2019a m\u00eame envoy\u00e9 une notification pour me dire c\u2019est confirm\u00e9 depuis trois ans. On se connecte via le r\u00e9seau malien dont la puce coute 10 mille francs. Si l\u2019Etat ne veut ne pas nous aider, vaut mieux qu\u2019on change de nationalit\u00e9. C\u2019est comme si nous ne sommes pas des s\u00e9n\u00e9galais\u00a0\u00bb, a laiss\u00e9 entendre M. Kama Dansokho.<\/p>\n<p><strong>Pr\u00e9sence massive d\u2019\u00e9trangers dans la zone<\/strong><\/p>\n<p>Dans cette localit\u00e9, il y a une forte pr\u00e9sence d\u2019\u00e9trangers, venus sp\u00e9cialement pour l\u2019exploitation de l\u2019or. Ces gens-l\u00e0 s\u2019installent tout au long du fleuve dans les habitations de fortune. Et parfois, on note des cas d\u2019agressions dans la localit\u00e9.<\/p>\n<p>Et un habitant de la localit\u00e9 de dire\u00a0: \u00ab\u00a0On ach\u00e8te tout au Mali, on ach\u00e8te de l\u2019essence au Mali, la nourriture et on se soigne au Mali. Il y a des vols, des agressions. On ne peut m\u00eame pas capter Radio S\u00e9n\u00e9gal ici. On note une pr\u00e9sence massive d\u2019\u00e9trangers, Burkinab\u00e9, Guin\u00e9ens, maliens. L\u2019exploitation semi-m\u00e9canique et le dragage du fleuve par la partie malienne causent beaucoup de d\u00e9g\u00e2ts. C\u2019est \u00e0 cause de ces activit\u00e9s sur le fleuve qu\u2019il y a eu des inondations ici au niveau de notre localit\u00e9\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Non-respect du d\u00e9cret pr\u00e9sidentiel interdisant l\u2019exploitation de l\u2019or le long de la Fal\u00e9m\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Les populations se disent tr\u00e8s inqui\u00e8tes quant au non-respect du d\u00e9cret pr\u00e9sidentiel interdisant l\u2019exploitation de l\u2019or le long de la Fal\u00e9m\u00e9.<\/p>\n<ol>\n<li>Kama Dansokho, pr\u00e9sident des jeunes de Kolia, souligne\u00a0: \u00ab Nous sommes inquiets, ces exploitants chinois ont des moyens pour acheter le silence des populations. Ici malgr\u00e9 le d\u00e9cret pr\u00e9sidentiel interdisant l\u2019usage de la Fal\u00e9m\u00e9, ils continuent leur exploitation. Partout, c\u2019est la m\u00eame chose, tout au long de la Fal\u00e9m\u00e9, ils continuent l\u2019exploitation. Les chinois, ils viennent avec des permis d\u2019exploitation o\u00f9 vous pouvez voire la signature et le cachet des autorit\u00e9s. C\u2019est l\u2019ancien r\u00e9gime qui leur a attribu\u00e9 ces permis d\u2019exploitation. A chaque fois, quand les populations veulent s\u2019opposer, on envoie la Gendarmerie. Il faut noter aussi qu\u2019il y a \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des chinois, l\u2019exploitation des orpailleurs traditionnels. Ils vont en brousse pour chercher du sable contenant de l\u2019or qu\u2019ils am\u00e8nent ici au niveau de la Fal\u00e9m\u00e9 pour traiter. Au-del\u00e0 du Semi-m\u00e9canisme, il y a le dragage pratiqu\u00e9 par les maliens. Les maliens viennent avec des engins lourds et c\u2019est qu\u2019ils d\u00e9posent les ordures. Le fleuve, c\u2019est la fronti\u00e8re entre le S\u00e9n\u00e9gal et le Mali. Pour sauver la Fal\u00e9m\u00e9, il faut avoir la collaboration des deux pays. J\u2019ai entendu le Premier ministre Ousmane Sonko dit que si le Mali est d\u2019accord, le S\u00e9n\u00e9gal est pr\u00eat \u00e0 envoyer des militaires sur le long de la Fal\u00e9m\u00e9 mais je pense que ce n\u2019est pas une bonne solution parce que cela peut cr\u00e9er des tensions, voire les militaires s\u00e9n\u00e9galais quitter notre territoire pour aller faire des interventions au Mali, la population du Mali ne va pas l\u2019accepter. Moi, j\u2019aurai aim\u00e9 que les maliens g\u00e8rent leur c\u00f4t\u00e9 et les deux pays dialoguent.<\/li>\n<\/ol>\n<p>Ce qui est tr\u00e8s marquant, c\u2019est la pollution sonore avec les bruits incessants des groupes \u00e9lectrog\u00e8nes.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0L\u2019inondation a fait d\u2019\u00e9normes d\u00e9g\u00e2ts, il y a eu plusieurs cases qui sont tomb\u00e9es, il n\u2019y a pas de perte en vie humaine, des champs ont \u00e9t\u00e9 engloutis. Certains sont log\u00e9s dans des \u00e9coles, beaucoup n\u2019ont pas encore regagn\u00e9 leur domicile. C\u2019est la premi\u00e8re fois que l\u2019inondation a atteint un tel niveau. Nous nous sommes dit que cette situation est caus\u00e9e par l\u2019exploitation tout au long de la Fal\u00e9m\u00e9. C\u2019est \u00e0 cause de l\u2019exploitation de l\u2019or par les chinois et les s\u00e9n\u00e9galais aux abords de la Fal\u00e9m\u00e9. Et il y a eu un d\u00e9bordement du fleuve\u00a0\u00bb, a soulign\u00e9 M. Dansokho.<\/p>\n<p>Face \u00e0 cette situation, les populations pr\u00e9conisent de monter un comit\u00e9 des villageois pour d\u00e9noncer le non-respect du d\u00e9cret.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Il faut monter le comit\u00e9 villageois, parce que ces gendarmes-l\u00e0 sont au courant que les travaux continuent. C&rsquo;est trop grave ce qui se passe. C&rsquo;est plus profond. Nous avons alert\u00e9 depuis tr\u00e8s longtemps qu&rsquo;il y a des sites exploit\u00e9s l\u00e0 o\u00f9 il n\u2019y a pas de permis. On m&rsquo;a arr\u00eat\u00e9 l&rsquo;ann\u00e9e pass\u00e9e \u00e0 pareille heure. J&rsquo;ai fait dix jours \u00e0 la Mac de K\u00e9dougou pour avoir d\u00e9nonc\u00e9 ces pratiques. C&rsquo;est quelque chose o\u00f9 nous cherchons des solutions. Ensemble on n&rsquo;a qu&rsquo;\u00e0 voir qu&rsquo;est &#8211; ce qu&rsquo;il faut faire pour que ces travaux arr\u00eatent le plut\u00f4t possible\u00a0\u00bb, se d\u00e9sole M. Diango.<\/p>\n<p>Un jeune habitant de t\u00e9moigner : \u00ab\u00a0Depuis que les chinois ont commenc\u00e9 \u00e0 exploiter de l&rsquo;or, nous avons connu cette ann\u00e9e une inondation parce que le sable for\u00e9 dans les puits, on les jette dans le fleuve. Et le fleuve est presque rempli de sable.\u00a0 Ce qui fait qu&rsquo;en p\u00e9riode de crue avec l&rsquo;hivernage, l&rsquo;eau est mont\u00e9e et a ravag\u00e9 nos maisons, des champs qui ont \u00e9t\u00e9 envahie par l&rsquo;eau.\u00a0C\u2019est la premi\u00e8re fois que l\u2019inondation atteint \u00e0 ce niveau\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>(Afrik Management\/ Septembre 2024)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019espoir suscit\u00e9 par l\u2019exploitation de l\u2019or chez les populations de K\u00e9dougou vire \u00e0 la d\u00e9ception. En effet les populations locales commencent \u00e0 penser que le m\u00e9tal pr\u00e9cieux constitue une mal\u00e9diction. Les grandes quantit\u00e9s d\u2019or qui se trouvent dans les montagnes de K\u00e9dougou et qui sont exploit\u00e9es par les soci\u00e9t\u00e9s mini\u00e8res, ne profitent pas aux populations locales selon plusieurs habitants. Certes certaines populations estiment que les entreprises mini\u00e8res font quelques r\u00e9alisations qui sont en de\u00e7\u00e0 des esp\u00e9rances. 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